Tensions autour de la disparition de trois leaders « Gen-Z »

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Alors que le mouvement Gen-Z durcit le ton, l’inquiétude grandit dans la capitale. Depuis quelques jours, trois figures actives de la contestation ne donnent plus de nouvelles, tandis que les convocations auprès des forces de l’ordre se multiplient. Entre soupçons d’arrestations arbitraires et craintes de kidnappings, la tension monte d’un cran avant la manifestation prévue ce samedi 18 avril.

L’alerte a été donnée sur les réseaux sociaux : Miora Nantenaina Rakotomalala, Dina (son époux) et leur ami Nomena sont introuvables. Le scénario décrit par leurs proches ressemble à un véritable guet-apens. Selon les témoignages recueillis, Miora aurait d’abord envoyé un message de détresse indiquant se trouver sur le By-Pass après avoir été emmenée de force.

C’est en tentant de lui porter secours à moto que son mari Dina et leur ami Nomena auraient disparu à leur tour. Depuis cet échange, le silence est total. Pour les sympathisants du mouvement Gen-Z, la question reste entière : s’agirait-il d’un enlèvement par des éléments non identifiés ou d’une arrestation officieuse par les forces de sécurité ?

Pression sur les têtes pensantes du mouvement ?

Cette disparition survient dans un climat de répression contre les « entités mpitolona ». Herizo Andriamantena, figure de proue du mouvement depuis septembre 2025, fait aussi actuellement l’objet d’une enquête, selon les informations recueillies auprès de la GEN-Z. Ces leaders n’étaient pourtant pas des inconnus des autorités, puisqu’ils faisaient partie de la délégation ayant négocié directement à la Primature lors du récent mouvement à Ambohijatovo.

La pression ne s’arrête pas aux jeunes activistes. Samedi dernier, le Général Désiré Ramakavelo a été entendu par la Brigade Criminelle d’Anosy (BC). Il lui est reproché d’avoir ouvert ses portes aux réunions stratégiques de la Gen-Z. Face à ces procédures, le mouvement dénonce sur Facebook des « détentions arbitraires » et une « déformation de leurs discours ».

Un autre mouvement le samedi 18 avril 2026

Loin d’être intimidés par ces événements, les activistes de la Gen-Z réitèrent leurs revendications. Ils réclament la dissolution des institutions jugées inefficaces et l’instauration d’une « véritable justice » pour le peuple malgache.

« Rien dans nos paroles ne saurait être comparé à de la trahison ou à une insurrection. Protégez-nous et rejoignez-nous pour une Madagascar libre et juste ! » déclarent-ils dans un communiqué officiel.

Un rassemblement sera prévu pour le samedi 18 avril à 10h00 à Ambohijatovo. Les organisateurs appellent tous les citoyens déçus par l’absence de changement réel à se joindre à eux. En attendant, le mutisme des officiels sur le sort de Miora, Dina et Nomena ne fait qu’alimenter le climat de suspicion qui pèse sur cette fin de semaine électrique.

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