
La présidence de la Refondation sort du silence. Lors d’une conférence de presse tenue par le Directeur de la communication de la Présidence, des révélations inquiétantes ont été faites concernant une opération de surveillance hostile menée par des drones thermiques dans la nuit de dimanche 12 à lundi 13 avril 2026. Une enquête est ouverte pour faire la lumière sur ce qui est qualifié de « projet d’assassinat » contre le couple présidentiel.
C’est aux alentours de minuit que la sécurité présidentielle a détecté une menace sérieuse. Cinq drones équipés de caméras thermiques survolaient la résidence du président de la Refondation. Ces appareils, utilisant la technologie infrarouge, sont capables de détecter les mouvements et la position précise des individus à travers les murs et dans l’enceinte de la cour.
« Ils voulaient savoir qui dort, qui est debout, connaître le nombre exact de personnes et leur emplacement dans les chambres », a martelé Harry Laurent RAHAJASON (Photo : Dépêche informative Taratra), directeur de la communication. Le but de cette reconnaissance ne laisse que peu de place au doute selon la présidence : préparer une élimination physique du président de la Refondation de la République de (PRRM) et de son épouse.
Le système anti-drone a fonctionné
L’opération d’espionnage a été neutralisée grâce au système anti-drone installé sur le site. Cette technologie de pointe agit en brouillant et en effaçant les données de pilotage des appareils intrus, provoquant leur chute ou leur désactivation. Si les autorités n’ont pas encore précisé si les drones ont été récupérés ou s’ils ont rebroussé chemin in extremis, l’enquête indique que le ou les pilotes se trouvaient à proximité immédiate de la zone au moment des faits.
Ce n’est pas la première fois que la sécurité du Chef de l’État est menacée. Dès octobre 2025, Fidèle RAZARA Pierre, député élu à Ambatondrazaka, tirait déjà la sonnette d’alarme. Plus récemment, le 27 mars 2026, lors d’un déplacement en Guinée Équatoriale, le Président lui-même avait évoqué des projets d’attentat ayant déjà mené à des déferrements devant la justice. La suite a été révélée au public par la procureure Rakotoniaina Narindra Navalona.
Selon la Présidence, cette hostilité est alimentée par trois facteurs de tension majeurs qui convergent pour déstabiliser le pouvoir actuel. En premier lieu, l’état d’urgence énergétique de 15 jours décrété dans le secteur pétrolier bouscule de nombreux intérêts financiers chez les opérateurs privés. À cela s’ajoute l’impact du rapport de la Cour des comptes révélant le détournement de 3 811 milliards d’ariary, une affaire qui a poussé le Président à ordonner des poursuites judiciaires, plaçant les responsables face à de lourdes peines de prison et les incitant à vouloir faire dérailler le processus de Refondation. Enfin, des soupçons d’ingérences étrangères pèsent sur la situation, impliquant des puissances extérieures et des politiciens locaux évincés qui verraient d’un mauvais œil la remise en cause de certains intérêts économiques internationaux et de privilèges établis.
Dans l’attente des résultats de l’enquête
La Présidence assure que des mesures d’urgence ont été prises. Le ton est à la fermeté : « On ne peut pas laisser passer un tel acte. » Les forces de l’ordre poursuivent actuellement leurs investigations techniques pour identifier les commanditaires de cette opération de survol. Le présidence a promis que les conclusions de l’enquête seront rendues publiques dès que possible, soulignant que la détermination du Chef de l’État à poursuivre l’assainissement des finances publiques reste intacte malgré les menaces.

