
Une forte explosion a été entendue dans le quartier d’Antanimena ce samedi vers 22 heures. En fait, deux individus inconnus ont lancé une grenade devant le siège du parti Hery Vaovaon’i Madagasikara (HVM). La vitre de l’immeuble ainsi que celle d’un véhicule passant aux alentours ont éclaté.
Peu de temps après le fait, la Police du troisième arrondissement était venue sur place mais aucune trace des malfaiteurs n’a été constatée. Selon le témoignage d’un agent de sécurité, les deux hommes ont pris la route vers le stade de Cheminot une fois l’explosif lancé. Sans attendre, les victimes dont une journaliste de la télé VIVA et sa tante, ont saisi la Brigade Criminelle pour déposer plainte.
Aussi bien que les Forces de l’ordre continuent l’investigation sur le véritable mobile de cet acte, les observateurs ont conclu un dessous politique derrière cet acte. L’on se demande si c’est le fruit d’un pur hasard ou bien que le quartier général du parti au pouvoir a été particulièrement ciblé ?
Vu le contexte politique actuel, surtout que le pays est en plein processus électoral, la fin politique dans cette affaire n’est pas à écarter. Mais pour quel motif ? C’était en 2010 que le même genre d’attaque à la bombe a été enregistré. Il semble donc qu’elle refait surface actuellement.
Le président du parti HVM, Rivo Rakotovao, a exprimé que la violence ne résout rien et ne conduit pas à l’apaisement. De plus, comme le pays compte procéder aux élections présidentielles à la fin de cette année, il n’est pas nécessaire de provoquer le trouble par ce genre d’attaque.

