
Le Ministère du Tourisme et de l’Artisanat vise à accueillir 1 000 000 de touristes internationaux d’ici 2028. Malgré les 259 850 arrivées enregistrées en 2023, l’ambition reste grande et le ministère s’engage pleinement dans cette voie. Aujourd’hui, une rencontre a été organisée avec les bailleurs de fonds et les partenaires au Radisson Blu Tanà Waterfront pour présenter les projets nécessitant leur soutien, tant technique que financier.
Les bailleurs et partenaires ont répondu présents
Les représentants de l’AFD (Agence Française de Développement), FIHARIANA, FID (Fonds d’Intervention pour le Développement), WHH, FMFP (Fonds Malagasy pour la Formation Professionnelle), GEFP (Groupement des Entreprises Franches et Partenaires), PIC (Pôle Intégré de Croissance) et d’autres partenaires du secteur privé ont répondu présents. Les directeurs de chaque branche du ministère ont tour à tour présenté et convaincu l’assistance que les projets en cours, déjà lancés ou nouvellement conçus, contribuent à l’objectif de ramener des touristes à Madagascar, de promouvoir le tourisme national et de développer le secteur de l’artisanat.

Parmi les projets pour les 4 prochaines années, plusieurs initiatives se démarquent :
- La création d’un jardin botanique dans la région d’Itasy visant à diversifier l’offre touristique. Ce jardin abritera au moins 360 plantes.
- Le développement du tourisme chez l’habitant, avec un projet qui prévoit de mettre à disposition des touristes au moins 600 nouvelles chambres sur tout le territoire.
- La facilitation de la délivrance des agréments touristiques grâce à la digitalisation des services.
- La subvention de voyages et l’organisation de festivals et de packages à destination des touristes nationaux.
- Pour promouvoir le tourisme national et toucher les 2 millions de touristes locaux potentiels, le ministère prévoit de travailler avec des influenceurs et d’organiser des voyages de presse.
- Un autre volet important est la formation des formateurs dans le domaine du tourisme et de l’artisanat. L’objectif est de certifier 150 formateurs FO2 dans les régions de DIANA, ATSINANANA et ATSIMO ANDREFANA.
- La création de villages artisanaux selon le concept OVOP (One Village, One Project) est également au programme. Six villages artisanaux seront créés, promouvant six filières artisanales différentes. Trois cents artisans seront formés dans des métiers spécifiques, et soixante artisans recevront une formation en gestion d’entreprises artisanales et en e-commerce.
- Concernant l’usine de transformation du cuir, un hangar est en cours de construction, avec déjà en possession trente et une machines industrielles d’une valeur de 400 000 €, et trente artisans professionnels.
- Un magazine d’information mensuel sera diffusé, regroupant toutes les actualités des secteurs du tourisme et de l’artisanat, aussi bien au niveau central que régional.

Certains bailleurs de fonds ont déjà manifesté leur intérêt pour certains projets, notamment le recyclage des déchets (écorecyclage), le jardin botanique, l’organisation des formations et la transformation des matières premières telles que le cuir. Quatre d’entre eux ont déjà signé des conventions de partenariat, dont le PIC avec l’ONTM pour la promotion de la destination 2024, d’une valeur de 1,8 million de dollars. Le GEFP est également prêt à collaborer avec les artisans pour valoriser les déchets de tissus et de raphias. Le FID soutiendra le CENAM dans la concrétisation des projets de protection sociale des artisans, tandis que le WHH (Welt Hunger Hilfe) apportera son appui au ministère pour les questions d’assainissement, de gestion des déchets et la professionnalisation de l’éco recyclage.
Le ministre Joel Randriamandranto souligne que ce sont surtout les acteurs du secteur privé qui bénéficieront des projets et des infrastructures, le ministère jouant un rôle de leadership et de facilitateur dans le processus en faveur des différents secteurs et des acteurs impliqués. Il reste quatre ans au ministère pour concentrer ses efforts sur l’objectif de ramener plus de 700 000 touristes à Madagascar et de raviver l’intérêt des habitants pour le tourisme local.

