
Le pape François s’est éteint ce lundi à l’âge de 88 ans des suites d’un accident vasculaire cérébrale. Premier pape issu d’Amérique latine, il a marqué l’Église catholique par sa simplicité, son engagement en faveur des plus pauvres et son message d’espérance adressé au monde entier. Sa disparition touche profondément les fidèles catholiques, mais aussi bien au-delà? Tant son humanité avait touché de nombreuses personnes à travers le globe.

Pape François : « La pauvreté n’est pas une fatalité, Dieu veut le bonheur des hommes »
À Madagascar, le souvenir de sa visite en septembre 2019 reste vif dans les mémoires. Ce voyage, le 31e de ses 68 déplacements apostoliques hors d’Italie, avait été un moment fort pour le pays. Il avait attiré l’attention du monde entier sur la Grande Île et sur les défis qu’elle affronte, en particulier la pauvreté. Le point d’orgue de sa visite a été la grande messe célébrée au terrain de Soamandrakizay, à Antananarivo. Près d’un million de personnes s’y étaient rassemblées pour écouter les paroles du Saint-Père. Dans son homélie, le pape François avait lancé un message puissant : « Il faut lutter contre la pauvreté matérielle car elle n’est pas le plan de Dieu. Sachez que Dieu veut le bonheur de l’homme. Donc la pauvreté n’est pas une fatalité, un autre monde est possible. Ce qu’il faut garder c’est la pauvreté évangélique ». Il appelait les Malgaches à ne pas perdre espoir, à s’unir dans la fraternité et à bâtir ensemble un avenir plus juste.

Akamasoa : le symbole de l’espérance
Il s’était également rendu à Akamasoa, le village fondé par le père Pedro Opeka, où vivent des milliers de familles sorties de la grande misère. Le pape avait été chaleureusement accueilli par des enfants en liesse. Ému, il avait salué le travail accompli à Akamasoa comme un exemple vivant qu’un « autre monde » est possible. Il avait déclaré que ce lieu était une preuve concrète que la dignité peut renaître même là où tout semblait perdu.

Un héritage de compassion et de justice
Pour beaucoup de Malgaches, le pape François restera comme un homme proche des humbles, un porteur de lumière dans les ténèbres. Son passage à Madagascar a été bien plus qu’un événement religieux : c’était un appel à l’unité, au courage, et à la foi dans l’avenir. Aujourd’hui, alors que le monde catholique pleure sa disparition, Madagascar se souvient avec émotion de ce moment historique, et de l’écho encore vivant de ses paroles pleines d’amour et de vérité.

