
La société civile est un ensemble de rapport interindividuel en dehors du cadre de l’intervention de l’Etat. C’est une définition établie par Jean Louis Quermonne, et rapportée par le Sefafi dans un communiqué où il développe les vraies attributions de la société civile. Selon l’observatoire, la perception de cette dernière par la population est devenue ambigüe.
Faisant partie de la société civile, le sefafi, observatoire de la vie publique à Madagascar tient à faire savoir que la société civile ne cherche aucunement à exercer le pouvoir, elle récuse toute finalité politique mais agit plutôt dans le cadre d’une coopération. Or, l’expression a pris un tout autre sens : selon le Sefafi, la société civile se confond maintenant avec les petits partis politiques qui ne se révèlent que lors de la mobilisation d’électeurs, mais qui dissimulent d’abord leur vraie ambition. La société civile est alors perçue comme un masque pour les partis qui n’osent pas encore se montrer sous leurs vrais jours. Ce que le Sefafi dément fortement. « La société civile n’est pas l’opposition » affirme-t-il. Elle est souvent prise pour l’opposition car elle dénonce souvent des décisions du pouvoir. Mais cela ne fait pas d’elle une entité politique pour l’opposition pour autant.
Le Sefafi a pris comme exemple récent la discussion sur la mise au point du code électoral entre un membre de la société civile qui s’est auto-proclamé, avec le Premier ministre. Pourtant, les lois régissant le code électoral sont des lois organiques et qui relèvent de la souveraineté nationale. Cette discussion pour l’élaboration du code qui devrait être validé par le Parlement n’est donc pas régulatrice, toujours selon le Sefafi, car la société civile n’est pas une instance de concertation pour le pouvoir exécutif, mais devrait seulement avancer des suggestions.
A entendre l’observatoire de la vie publique à Madagascar, un président pour la SC n’est pas conforme. Il est écrit dans le communiqué : « Qui pourrait prétendre représenter valablement toutes les composantes de la SV ? (…) La reconnaissance d’un prétendu président par le gouvernement ne change rien au problème, bien au contraire. L’association fait donc appel à toutes les parties prenantes des Organisations de la Société civile (OSC) de ne s’associer, en aucun cas, avec quelconque parti ou entité politique. « Faire partie de la société civile requiert un sentiment citoyen à la recherche du bien commun, sans qu’il y ait nécessairement contrepartie matérielle ou financière. »

