
Le parquet d’Antananarivo a apporté, ce 02 avril 2026, des précisions majeures sur une tentative d’assassinat visant le Chef de l’État. Cette enquête sur l’attentat contre le colonel Michaël Randrianirina révèle les contours d’un complot minutieusement préparé par treize suspects.
Par la voix du procureur Rakotoniaina Narindra Navalona, les autorités judiciaires ont levé le voile sur cette affaire d’État. Treize individus ont été déférés pour leur implication présumée dans une déstabilisation des institutions. Ces révélations confirment les craintes du Président de la Refondation. En effet, Michaël Randrianirina alertait régulièrement l’opinion sur des menaces pesant directement sur sa vie.
Un complot de 20 milliards d’ariary
L’enquête démontre que ce projet criminel était une opération préparée de longue date. Le Colonel Patrick Rakotomamonjy est accusé d’avoir orchestré la logistique de cet attentat. Les preuves accumulées par les enquêteurs s’avèrent accablantes.
L’instruction a permis d’intercepter des échanges compromettants sur WhatsApp et par SMS. De plus, les enquêteurs ont identifié 20 milliards d’ariary sur les comptes des prévenus. Cette somme d’argent devait financer l’opération. Enfin, les perquisitions ont permis de saisir de l’argent liquide et un arsenal d’armes à feu.
Un officier de haut rang impliqué
L’implication de militaires gradés renforce la gravité du dossier. Outre le Colonel Rakotomamonjy, un Général est également poursuivi par la justice. Ce dernier avait déjà manifesté son intention de renverser le pouvoir par la force lors de manifestations de rue.
À l’issue des présentations, onze prévenus ont été placés en détention préventive. Les chefs d’accusation sont lourds : tentative d’assassinat, atteinte à la sûreté de l’État et association de malfaiteurs.
Le Colonel Rakotomamonjy toujours en cavale ?
Une ombre plane encore sur l’enquête : le sort du Colonel Patrick Rakotomamonjy. La vidéo officielle du parquet n’indique pas s’il a été appréhendé. Pour l’heure, l’officier semble toujours être en cavale ou caché.
Cette situation alimente l’attente sur les réseaux sociaux. Le Colonel a l’habitude d’y publier des vidéos pour dénoncer des faits politiques. La justice confirme que d’autres suspects sont toujours en fuite. La traque se poursuit pour démanteler toutes les ramifications de cet attentat contre le président de la Refondation.

