La 58ème indépendance de Madagascar célébrée dans le calme et l’unité

Date:

26 juin1

La fête de l’indépendance s’est déroulée sans incident. Tous les Malgaches, sans compter de leur couleur politique et les idéologies différentes  se sont jouis des deux journées festives à l’occasion de la fête nationale. En ce qui concerne la parade militaire qui s’est déroulée au stade Mahamasina, la plupart des forces politiques à Madagascar  y était représenté. Les deux anciens présidents de la République Marc Ravalomanana et Didier Ratsiraka ont assisté le défilé militaire contrairement à Andry Rajoelina qui a choisi d’effectuer une tournée dans la partie Nord Ouest de la Grande Ile avec son Initiative pour Emergence de Madagascar. Aucun des députés du changement n’ont été aperçus à Mahamasina.

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Sont également présents le pasteur Mailhol, futur candidat à l’élection présidentielle, l’ex-premier ministre Mahafaly Solonandrasana Olivier et ses anciens ministres. Quant au FFKM, il a été représenté par le chef de l’église anglicane Mgr Samuel Jaona Ranarivelo et celui de l’église luthérienne, le pasteur David Rakotonirina. Le président du FJKM et l’Archevêque d’Antananarivo sont encore à l’étranger selon l’information. Les corps diplomatiques étaient également venus en masse lors des cérémonies de célébration de la fête nationale malagasy.

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A cela s’ajoute le public ayant rempli le stade de Mahamasina. Il était venu nombreux pour assister les Forces Armées et célébrer cet anniversaire de l’indépendance de Madagascar, mettant entre parenthèse les aléas de la vie quotidienne.

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Une guerre d’intérêt et d’argent contre le bonheur du peuple

A la fin de la parade militaire, les invités sont allés à Iavoloha pour répondre à l’invitation au banquet officiel préparé par le couple présidentiel. Mais le président du TIM et AREMA ainsi que certains ministres issus de la formation MAPAR, ont été  aux abonnés absents. Le Président de la République était le seul à prendre la parole, dans son discours, il a soulevé que « Madagascar est un pays souverain mais il y a une immense chaîne qui nous entrave de marcher en avant. Ainsi, cette situation ne doit pas durer, il faut avancer ».

Le Chef de l’Etat d’ajouter que Madagascar n’a pas connu la guerre depuis le retour à l’indépendance il y a 58 ans, pourtant il y bel et bien une guerre d’intérêt et d’argent contre le bonheur du peuple. Il s’agit en fait des politiciens qui font tout  pour  accéder au pouvoir. « Il y a bien une guerre à Madagascar, une guerre sourde, une guerre voilée, une guerre qui ne dit pas son nom, qui avance sournoise et masquée et qui se mène contre le peuple, en prenant même les habits du peuple ! Cette guerre, c’est celle des profiteurs qui se délectent dans le chaos comme on se roule dans la boue ! C’est la guerre des intérêts et de l’argent contre le bonheur du peuple ! C’est pourquoi, j’avais dit et je le redis aujourd’hui « Ca suffit ».

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Ainsi, le Président de la République a rappelé que parmi les passations de pouvoir depuis la première République, quelques-unes seulement se sont déroulées de manière démocratique. Ceci est une menace à la démocratie, a –t-il constaté. Il a appelé donc tous les politiciens qui pensaient pouvoir acheter le pouvoir à coup d’Ariary à réfléchir sur un avenir meilleur pour le pays et la population malagasy. Que ces derniers prennent conscience de leur responsabilité.

Bilan. Ainsi le Président de la République a également passé au bilan de ses quatre années et demie au pouvoir. C’étaient des années de travail a-t-il affirmé. « Nous avons passé de 92% de pauvreté à 72%. Toutefois, cela n’est pas encore suffisant. Mais pour les quelques deux millions de Malgaches qui ont quitté l’extrême pauvreté, cela a eu d’impacts. » Hery Rajaonarimampianina a cité les facteurs qui ont contribué à ce résultat, entre autre, l’équilibre des dépenses publiques, des investissements dans l’éducation, dans la santé, dans la nutrition, dans l’habitat, dans l’énergie et l’eau, dans l’agriculture, dans les grandes infrastructures telles les routes, les ports ainsi que l’aéroport. Il appelle les politiciens à

En outre, le Président de la République a souligné qu’effacer l’héritage de cinquante –trois ans de pauvreté n’est pas une mince affaire vu la dimension géographique avec ses lots de diversité et de contrainte. « Nous avons dû prendre les problèmes un par un » a –t-il réitéré.

 

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