
Depuis quelques jours, l’équipe d’AndryRajoelina a fait un tapage médiatique contestant la crédibilité des résultats avancés par la CENI et a déclaré qu’elle a retiré ses mandataires du centre de traitement des résultats de cette commission pour de nombreuses irrégularités constatées. Marre des critiques, la CENI a appelé les candidats pour une confrontation de PV hier. Alors que cette initiative « hors la loi » selon Thierry Rakotonarivo aurait dû satisfaire au moins les candidats qui n’ont pas confiance à la CENI, la réalité était tout à fait contraire, ces candidats ne se sont même pas présentés à Alarobia.
Pour le camp Ravalomanana, ils ont dit être satisfaits par les résultats officieux publiés par la CENI. Seulement, ils ont réclamé quelques résultats comme le cas d’Ambolo ou bien de l’EPP Vohibola mais ceux-ci sont déjà réglés après vérification. Et aussi, il suit de près la publication des résultats par bureau de vote suivant la recommandation de la CENI. Quant au camp du candidat n°13 qui a bien marqué dans son communiqué l’existence de piratage informatique, il est resté silencieux face à cet appel de la CENI.
Normalement, l’équipe de Rajoelina devait répondre en premier cette confrontation de PV s’ils ont vraiment un doute sur la crédibilité des résultats et notamment le logiciel utilisé par la commission. Que veut donc réellement Andry Rajoelina ? Parait-t-il qu’il n’a pas des PV à confronter entre ses mains alors qu’il se prétend avoir remporté l’élection au premier tour, après la collecte des résultats dans son QG à ARENA. Ou bien, il veut seulement déranger le traitement des résultats après avoir senti qu’un deuxième tour serait inévitable ? Inéluctablement, ce comportement d’Andry Rajoelina mène à dire qu’il a certainement peur d’aller au second tour et est prêt à faire tous les blocages possibles pour se justifier face à l’opinion publique.
Mensonge démasqué ? En plus de cela, il veut se disculper du mensonge que son équipe a véhiculé sur le réseau social concernant l’utilisation d’un logiciel dénommé black cube pour pirater le système informatique de la CENI. Dans des publications, des faux comptes tenus par ses community managers, commandités par son staff de communication, ont fait des accusations à l’endroit de Mbola Rajaonah. Comme quoi, ce dernier est l’instigateur de ce piratage pour favoriser son candidat. Des informations inventées de toutes pièces dans l’objectif d’ « abattre » politiquement ce jeune PDG de la RLM Communication qu’il considère comme adversaire politique en s’étant allié avec le candidat Ravalomanana. Pour un coup de communication, Rajoelina et son équipe ont brillé pour leur mensonge, insulte et duperie, ils pensent que c’est facile de dénigrer quelqu’un avec des théories chimériques alors qu’en vérité, tout est entre ses mains, le premier ministre et le ministre de l’intérieur, donc, si piratage il y a, cela ne pourra venir que de ses éléments.

