
Une nouvelle opportunité s’ouvre pour la Grande-île. La délégation parlementaire britannique en visite actuellement à Madagascar a déclaré officiellement son souhait pour la candidature de Madagascar à adhérer la grande communauté anglaise qu’est le Commonwealth. C’était lors de leur rencontre avec le Président de la Chambre haute malgache Rivo Rakotovao, hier. Le député Tim Loughton, chef de cette délégation, a cité les possibilités que pourront bénéficier Madagascar en termes d’accords commerciaux ainsi que ceux des autres domaines s’il en devient membre.
Ce député britannique a également annoncé que Madagascar remplit effectivement les conditions nécessaires pour faire partie du Commonwealth y compris l’utilisation de la langue anglaise et surtout le respect de l’Etat de droit qui est la principale formalité à suivre pour y adhérer. Toutefois, il a tenu à souligner que leur mission à Madagascar consiste seulement à proposer la possibilité de candidature de la Grande-île au sein du Commonwealth mais la décision appartient uniquement à l’Etat malagasy.
Quant à l’approbation de cette adhésion, il convient aux Etats membres de l’approuver ou de le refuser. « La discussion se trouve encore dans sa phase préliminaire car cela ne dépend pas seulement du gouvernement britannique mais de la décision de tous les pays membres » a souligné Tim Loughton. De son côté, le président du Sénat Rivo Rakotovao a évoqué que la décision concernant l’éventuelle candidature de Madagascar au sein du Commonwealth est la compétence de l’Etat. Cependant, il a réitéré la volonté de l’Etat à établir toutes formes de collaborations avec les entités tant nationales qu’internationales qui peuvent mener la Grande-île vers un développement durable.

Désormais, le Commonwealth est composé de 52 Etats membres dont la plupart sont des anciennes colonies britanniques. En 1995, Mozambique, le premier pays n’ayant aucune liaison historique avec la Grande Bretagne a rejoint la communauté suivi du Rwanda en 2009.
Il faut souligner que les observateurs des relations internationales avouent la progression sans faille des pays membres du Commonwealth, ne citant que l’île Maurice, l’Afrique du Sud, le Canada ainsi que l’Australie et le Rwanda. Ce dernier ayant connu une forte progression de taux de croissance économique durant ses cinq dernières années.
Par ailleurs, les ex-colonies françaises sont, quant à elles, immaculées par des caractères communs que sont la guerre civile, la régression économique ainsi les crises électorales. Les raisons d’une telle différence entre les pays anciennement colonisés par ces deux grands pays ne sont que l’ingérence de la France dans presque toutes les affaires intérieures de ses ex-colonies. Pourtant, la Grande Bretagne a laissé libre choix aux siens. Les anciennes colonies anglaises ne sont réunies actuellement par le Royaume-Uni à travers le Commonwealth, que par la langue, l’histoire, la culture et des valeurs décrites dans la Charte du Commonwealth telles que la démocratie, les droits humains, et l’Etat de droit.

