
Suite à la hausse incessante des prix à la pompe dans les stations-services à Madagascar, la Banque Mondiale (BM) a mené des études avec le cabinet français BEICIP Franlab qui ont démontré que le problème réside chez les opérateurs pétroliers qui prennent une marge de profit excessive. Se sentant pointés du doigt, ils ont riposté lors de la présentation du contre-argument en affirmant que l’accusation de la BM n’est pas fondée et que le rapport mérite une justification.
Pourtant, il est bien connu et maintes fois prouvées que les statistiques venant de cette institution sont des plus fiables et ses données servent de référence pour les projets de développement. Il est alors surprenant que ces opérateurs osent annoncer que la BM n’est pas crédible.
Mais les ministères concernés, à savoir le Ministère de l’Eau, de l’Electricité et des Hydrocarbures avec le Ministère des Finances et du Budget se sont penchés vers le constat issu des études effectuées, et comptent parvenir à rétablir le prix du carburant d’ici la fin de l’année.
Notons que le nouveau prix affiché en début du mois de novembre montrait une hausse de 80 ariary environ. L’essence était passée de 3670 à 3750 le litre, le gas-oil de 3020 à 3100 et le pétrole lampant est aujourd’hui vendu à 2280 le litre si ce dernier se vendait à 2200 auparavant. Il faut savoir que le prix du carburant à la pompe reflète le prix de la consommation.
Ainsi, l’Etat ne peut se permettre de tolérer ses abus qui ne créent de bénéfices que pour une minorité. Des mesures seront donc prises à l’égard des profiteurs.

