
Jamais deux sans trois. Après l’enlèvement de Nahid Meralli Balou, en octobre dernier, et le kidnapping avorté de la fille d’Eureka à Ambatobe le mois de novembre, un autre ressortissant indo-pakistanais, employé d’UCODIS, a été enlevé près de son domicile à Ankorondrano, avant-hier dans la soirée.
Le dénommé John Razaly, 25 ans, a été enlevé de force de son 4×4 rouge par une bande de cinq individus. Il a été amené par la suite par un Peugeot 405 noir et est resté introuvable jusqu’à ce jour. On n’a retrouvé que son véhicule.
Pour le moment, aucune plainte sur la disparition de John Razaly n’a été enregistrée au niveau de la Gendarmerie, pourtant la cellule mixte opérationnelle, créée par les Autorités malgaches, spécialisée dans la lutte contre les kidnappings a déjà ouvert l’enquête. Comme toutes les précédentes affaires de kidnapping, l’enquête se fait toujours dans la plus grande discrétion. D’ailleurs, d’après les récits de la police sur le cas des précédents kidnappings, la plupart des familles des victimes n’ont pas porté plainte pour signifier qu’elles évitent une éventuelle intervention des forces de l’ordre par peur que les ravisseurs touchent à la vie de leur proche. Des fois, c’est seulement après avoir payé la rançon et constaté que la personne enlevée est bel et bien retournée chez elle que la famille informe la police ou le gendarme sur la fin de l’histoire.
Connaissant bien cette situation, le CFOIM (Collectif des Français d’Origine Indienne) a toujours voulu exprimer son mécontentement en dénonçant le kidnapping comme un acte odieux et malheureux, portant atteinte à leur sécurité personnelle. Or sans la coopération entre la famille ou les proches de la victime avec les forces de l’ordre, que peut faire l’autorité ?
Le CFOIM d’ajouter que le cas fréquent d’enlèvements rabaisse l’image de Madagascar aussi bien sur le plan national qu’international. D’autant plus que ceci a un impact palpable sur le plan économique de la Grande Ile. Les investisseurs ne veulent pas venir dans un pays où leur sécurité est à craindre. Malgré tout, le CFOIM appelle toujours chaque entité à faire preuve de solidarité pour mettre fin au réseau de kidnappeurs tout en espérant que John Razaly puisse être libéré et retrouvé rapidement ses proches.

