
On est à une semaine exactement de la fête de noël, la population est au cœur des préparatifs et les marchés sont noirs de monde. Comme à l’accoutumée chaque année, l’embouteillage ne rate pas le rendez-vous. A cause de la propagation du marché informel, il n’y a littéralement plus de circulation. Des vendeurs d’habillement aux accessoires, en passant par les volailles qui est un marché très prisé en période de fêtes à Madagascar, les marchés ambulants ont doublé de nombre depuis le début du mois de décembre. Si au début, ils occupaient la moitié de la chaussée, aujourd’hui ils squattent carrément la rue et créent des bouchons monstres dans lesquels les automobilistes peuvent passer des heures entières. Behoririka, Analakely, Soarano, Tsaralalàna et environs, plus moyen de s’y aventurer sans s’attendre à perdre la moitié de sa journée.

A part l’étouffement du marché par les marchands ambulants, ces derniers provoquent aussi les saletés de tout type dans la capitale, à cause des innombrables cartons et sachets, des déchets des clients, de l’excrément des volailles et bien d’autres… Des détritus qui ne feront qu’augmenter de volume à mesure que les fêtes approchent. Bref, les fêtes baignent dans une ambiance d’insalubrité.

Face à ce désordre total, la CUA est fortement pointé du doigt et les gens se demandent pourquoi donc elle ne réagit pas. « C’est comme ça tous les ans, et ils n’ont toujours pas trouvé de moyens de faire régner l’ordre aux marchés pendant les fêtes ? » se plaignent les gens. La Commune Urbaine d’Antananarivo devrait installer la discipline et faire respecter le marché communal à ciel ouvert à Mahamasina et d’autres endroits réservés aux marchés de noël. Mais la Commune n’a apparemment aucune autorité et les marchands feront ce que bon leur semble. Pire encore, elle a décidé de faire le replay de la scène cette année encore, avec la grande foire à l’avenue de l’indépendance Analakely, avec les centaines d’activités qui aggraveront encore plus la situation.

