
« Madagascar n’est pas un pays pollueur, mais qui subit, sous différentes formes, les impacts du changement climatique. » a déclaré le Président Hery Rajaonarimampianina devant une soixantaine de Chefs d’Etat et de gouvernement du monde ayant participé au sommet « One planet » à Paris.
Par rapport à cette déclaration, et parallèlement aux mesures de limitation du changement du climat par les pays développés, la Grande Ile ainsi que tous les autres pays du Sud qui sont vulnérables devront prendre des mesures d’adaptation. Celles-ci seront accompagnées d’une politique afin de mobiliser tous les moyens pour gérer le réchauffement de la planète.
Quant à Madagascar, des mesures ont déjà été prises bien avant ce rappel à l’ordre à l’initiative du Président français, Emmanuel Macron.

Le pays s’est effectivement penché sur la politique de l’utilisation des énergies renouvelables. Si les panneaux solaires ont été vulgarisés, il y a longtemps, le gouvernement malgache a aussi projeté d’introduire également les énergies éoliennes et hydroélectriques, cela se traduit par les grands chantiers dans tout le territoire, ne citant que ceux qui ont été dernièrement inaugurées comme les deux centrales d’Ambohimanambola, celle de Belobaka, ainsi que de Farahantsana. Madagascar entre dans l’ère de l’énergie renouvelable, mais cette entrée se fait encore pas à pas et la mise en place des moyens financiers est primordiale.
Le financement demeure alors la clé de voûte des actions à entreprendre. C’est la raison pour laquelle le Chef d’Etat malagasy a réitéré son appel à une approche solidaire et inclusive, au niveau mondial de ce soutien financier aux pays du Sud. Il est d’autant plus normal que le contrôle de l’adaptation au changement climatique soit une priorité pour la Grande Ile car elle en a subit les conséquences au niveau de la production rizicole, laquelle a connu une considérable réduction cette année. Les aléas du climat, notamment la sécheresse et l’inondation en même temps ont réduit à moitié la production de riz au pays, qui s’est traduit par la hausse de la denrée.

Mais le gouvernement y a fait face en concluant avec l’Inde une importation massive accompagnée d’une « task force » au niveau des zones de distribution, en particulier dans les régions durement affectées. A part cela, des mesures ont été prises contre les spéculateurs et les fraudeurs. L’Etat est également conscient qu’il faut se pencher sur la production. Donc, cette dernière sera largement améliorée par l’utilisation de meilleures semences qui sont adaptées aux différentes régions ainsi que l’emploi de techniques culturales.

