
Encore une nouvelle infraction commise par Marc Ravalomanana. La Jirama a découvert un branchement illicite à sa résidence à Andranomanelatra le 24 janvier dernier. La société d’eau et d’électricité malagasy avait déjà déposé une plainte au Parquet d’Antsirabe contre l’ancien Chef d’Etat pour « vol d’énergie électrique» le 3 novembre car, lorsque l’électricité a été coupée du côté de l’usine triple A, surprise a été de constater qu’il en fût de même pour la résidence du fondateur du groupe TIKO. Il faut donc en déduire que les installations électriques sont liées. Par la suite, Ravalomanana avait déposé une requête au Tribunal pour que la Jirama rétablisse la fourniture d’énergie à sa résidence. Pourtant, la société nationale d’eau et d’électricité affirme qu’aucun contrat n’a jamais été enregistré au nom de ladite résidence.
Alerté par ce fait, la Jirama a décidé de vérifier de visu le domicile pour confirmer ses soupçons. Ainsi, lors de la réquisition de l’OMC sur la vérification des scellés, les agents techniciens de la Jirama-accompagnés d’un huissier ont bel et bien constaté des installations électriques illicites. Il s’agit de dispositifs électriques reliés dans un conduit souterrain. Le PV établi par l’huissier rapporte que les agents n’ont pas pu entrer car il n’y avait pas de responsable dans la résidence mais qu’ils ont pu apercevoir, d’assez près pour en être convaincus, qu’un câble entrait dans un boitier d’alimentation. Nul doute qu’il s’agit d’un dispositif totalement illicite qui a permis jusqu’ici à alimenter en électricité la résidence de Marc Ravalomanana. Une accusation que le fondateur du groupe TIKO avait catégoriquement niée en affirmant que sa résidence n’est pas du tout branché à la Jirama et qu’il utilise plutôt un groupe électrogène lors de ses passages dans les lieux. Pourtant les faits parlent d’eux même et la Jirama les classe sous le compte d’un vol.
Ainsi, se référant au décret n°2016-1307 du 26 octobre 2016 portant contrôle et répression des pratiques frauduleuses de vol d’énergie électrique, la Jirama accable Ravalomanana, et ce, nonobstant toute couleur politique car ce sont les cas de raccordements illicites qui nuisent au développement de la société nationale de distribution d’eau et d’électricité, et qui ont toujours causé sa perte. Les représailles de cette découverte vont sans aucun doute aggraver la situation de l’ancien Président, déjà en très mauvaise position vis-à-vis de la société Jirama à cause de la somme de 5.5 milliards d’ariary de factures impayées. Cette nouvelle infraction va aussi s’ajouter à son dossier judiciaire qui est déjà assez lourd compte tenu de ses dettes et de sa condamnation pour son implication au massacre du 7 février.

