Le Président Rajaonarimampianina présente l’étude sur le coût de la faim en Afrique

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    En marge du deuxième et dernier jour du Sommet de l’Union Africaine (UA) qui s’est tenu à Addis Abeba depuis hier, le Président Hery Rajaonarimampianina a fait une intervention pour présenter l’étude sur le coût de la faim en Afrique ou le COHA (COast of Hunger in Africa). Il s’agit d’un projet d’étude dont la décision a été prise lors du Sommet de Malabo afin d’évaluer les coûts économiques et sociaux de la sous-nutrition chez l’enfant en Afrique.

    Développés par le Chef d’Etat malgache, les constats ont démontré que 3 millions d’enfants meurent de malnutrition, 59 millions en souffrent, et un enfant sur cinq seulement reçoit les soins médicaux adéquats. Concernant le coût proprement dit, il représente 1.9 à 16.5 % du PIB des 12 pays d’Afrique qui ont fait l’objet d’étude et dont les résultats sont acquis. Le Président a notifié que six autres pays font encore en ce moment l’objet de discussions et vont aussi bientôt participer à l’étude. Il continue en ajoutant que la sous-nutrition est un frein majeur au développement, notamment sur la participation et la compétence de la population active. Selon toujours les résultats de l’étude, la force de travail national de chacun de ces pays concernés a été réduite de 13.7 % par la mortalité infantile liée à la malnutrition. De plus, il a aussi été démontré que 40 à 67% de la population en âge de travailler ont souffert d’un retard de croissance durant leur enfance, le nombre absolu d’enfants présentant ce retard de croissance ayant augmenté de 18 à 28 % au cours des dix dernières années en Afrique.

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    Après évaluation des conséquences profondes de la malnutrition sur les pays d’Afrique, le Président Hery Rajaonarimampianina a cependant fait savoir que les pays concernés ne restent nullement les bras croisés. Des actions sont effectivement mises en œuvre pour lutter contre la malnutrition. Il indique qu’en Ethiopie, un filet social ainsi qu’un plan d’actions sont déjà établis. Au Lesotho, le gouvernement développe une politique nationale sur l’alimentation et la nutrition, Quant en Ouganda, le retard de croissance est reconnu comme étant un indicateur clé de développement. E qu’en Swaziland, leur plan national d’investissement agricole inclue désormais des objectifs en matière de nutrition, et également en matière de réduction du retard de croissance. Pour ce qui est de Madagascar, il a affirmé que le Plan National d’Action pour la Nutrition (PNAN) 2017-2021 est issu de la COHA.

    Le Président Rajaonarimampianina a ensuite fait appel à ses auditeurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement présents, qu’il faut ensemble relever le défi de l’amélioration de l’état nutritionnel des enfants des pays africains. Mais il réitère également la tenue des engagements dans le but d’atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD), un programme qui vise l’élimination de la faim, la garantie de la sécurité alimentaire, et la promotion de l’agriculture durable.

     

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