
Le mouvement initié par les députés de l’opposition sur la place du 13 mai depuis le 21 avril est sur le point de non-retour et semble aller de mal en pis. De mal en pis car après les échauffourées qui ont causé la mort de deux hommes, les jets de lacrymogènes, les jets de pierre ainsi que l’incendie d’une voiture de la police, le mouvement continue et passe à la vitesse supérieure : l’appel à la grève des collégiens, des lycéens et des fonctionnaires. L’objectif bien évidemment c’est le blocage total des machines administratives afin de contraindre le pouvoir en place de « baisser leurs armes » et de démissionner. Tout appel à la négociation initiée par la communauté internationale dont la SADC, l’UA et l’OIF à travers sa Secrétaire générale et par le FFKM par le biais des quatre chefs d’églises est complètement ignoré par les députés. De plus, ils se croient en position de forces et rejettent pour l’instant tout idée de dialogue et de pourparlers. Quant aux tenants du pouvoir, ils affirment vouloir dialoguer mais semblent clouer car la partie adverse leur tourne le dos.
Changement pour de bon ?
Mais ce qui pose problème c’est lorsque les députés du 13 mai adoptent l’appellation « députés pour le changement ». Oui, le mot changement est un grand mot, il est voulu par tous les Malgaches depuis 1972, 1991, 2002, 2009 mais jusque-là, cela n’a rien donné. Madagascar se trouve au dernier rang des classements même au niveau de l’océan indien où il est surnommé la Grande île. Donc, jusqu’où va ce pseudo-changement qui ne vise que la chute du régime en place par tous les moyens et celle de l’économie nationale. Le changement d’hommes ou de partis au pouvoir entraînera-t-il le changement de la situation à Madagascar ?

