
Le sit-in prévu par les 73 députés pour mettre la pression à la HCC a eu lieu hier, dans un grand tintamarre : coups de sifflets, vuvuzela, et cris. Rien qui puisse porter à la concentration, et qui s’est terminé par une fin anticipée de la réunion car il est impossible pour les hauts conseillés de travailler dans une telle ambiance, comme l’a annoncé le Directeur de la sécurité au niveau de la HCC, le Colonel Roger Luc.
Aussi, les « députés du changement » ont profité de cette visite à Ambohidahy pour venir soutenir leur cause. Sauf qu’ils ne se sont pas pris de main morte, ils ont plutôt forcé la main aux employés qui ne voulaient pas suivre le mouvement. Et pas qu’un peu, des sénateurs ont vraiment été victimes de violence de la part de ces manifestants, en intrusion dans les locaux. Le sénateur Olivier Rakotovazaha au niveau de la MFM a été menacé et enfermé dans son propre bureaux. Encore outré, il fait part de son indignation : « Ils peuvent venir faire appel à des têtes de plus pour rallier à leur cause, mais ils devraient respecter le choix de ce qui ne sont pas d’accord avec eux. »
Ce qui a été infligé aux locataires du Sénat hier n’est qu’un aperçu de la vraie nature de la lutte que mènent ces parlementaires de l’opposition. En effet, le blocage de la machine administrative est en marche et le tour des ministères continue.Mais avec les paperasses non règlementaires, l’insécurité, l’imminente inflation des prix à cause de la suspension des douanes, c’est toujours la population qui paie le prix cher, et par conséquent l’économie globale.

