
Le Préfet d’Antsirabe accompagné de responsables étatiques sont descendus hier en début de soirée pour exécuter la fermeture de la société TIKO, qui ne s’est pas conformé à la législation en vigueur. Les employés de l’usine ont riposté avec la population environnante, et ont rendu la tâche des autorités difficiles. « L’usine ne dispose d’aucun permis pour pouvoir exercer, qu’il s’agisse du permis environnemental, d’un certificat de consommabilité ni de certificat de mise en vente », explique le préfet d’Antsirabe, Voahangiharimino Andriantomponera.

Cette dernière leur a également fait savoir qu’elle est en possession de l’arrêté ministériel n°24392/2017 qui ordonne la fermeture de l’usine. Cet arrêté, toujours selon le préfet a été signé par le ministre de l’Environnement, Ecologie et Forêt Ndahimananjara Johanita ainsi que par le ministre de l’Industrie et du Développement du Secteur Privé Tazafy Armand, qui après plusieurs interpellations venant du gouvernement, a fait notifier la fermeture le 5 octobre dernier.

Cette décision du gouvernement a été motivée par les soi-disant dossiers de régularisation envoyés par la société qui ne répondent même pas aux normes requises, ainsi que les problèmes du groupe avec le fisc, en l’occurrence une dette s’élevant à 600 milliards de fmg. Le fondateur Marc Ravalomanana a cru pouvoir échapper aux impôts en s’alliant avec le groupe AAA, et ainsi donner une autre dénomination à sa société de production. Sauf qu’à l’encontre de ce que l’ancien président espérait, cette alliance a rendu l’affaire encore plus compliquée, car le groupe AAA utilise les équipements de production de Tiko, or rappelons que ces matériels ne disposent pas des normes nécessaires sachant que la société a été victime de pillage en 2009. D’autant plus qu’en étant une entité à part entière, comme l’a fortement souligné Marc Ravalomanana, elle doit alors aussi disposer des différents certificats pour pouvoir continuer son activité de production, ce qu’on est en mesure de savoir qu’elle ne les a pas en sa possession. Ce qui confirme d’avantage l’irrégularité des deux groupes et de leur alliance.

