
Du 15 au 17 mars, le Jardin d’Antaninarenina a accueilli la 7ème édition du « Tsenaben’ny Fizahantany » ou salon des bons plans tourisme, l’événement dédié à la promotion du tourisme national à Madagascar. Avec la participation d’une vingtaine d’exposants, comprenant des tours opérateurs, des agences de voyages et les offices régionaux du tourisme, cette édition a connu un succès remarquable, attirant plus de 7000 visiteurs en l’espace de trois jours.

L’objectif principal de cet événement est de sensibiliser la population locale à explorer les richesses touristiques de Madagascar et de proposer aux visiteurs différentes façons de faire du tourisme, en dehors du tourisme balnéaire traditionnel qui est souvent associé aux vacances estivales. Selon Madame Diana RASOANAIVO, directrice de cabinet du ministre du tourisme et de l’artisanat, il existe également une variété de possibilités telles que le tourisme villageois, qui permet aux voyageurs de découvrir la vie locale et les traditions, ainsi que le tourisme axé sur la nature, offrant des expériences authentiques à la rencontre de la biodiversité de Madagascar. Alors que le tourisme national joue un rôle crucial dans la croissance économique du pays, encourager les Malgaches à découvrir leur propre pays reste un défi majeur, notamment dans un contexte où le gouvernement accorde une priorité au tourisme international.

Selon Monsieur Tsitohaina ANDRIAMANOHERA, Directeur Général du Tourisme, l’un des principaux obstacles au développement du tourisme national est le manque de connaissances sur les produits touristiques disponibles ainsi que sur les tarifs associés. De nombreux Malgaches hésitent à explorer leur pays en raison de cette méconnaissance, ce qui souligne l’importance d’initiatives telles que le « Tsenaben’ny Fizahantany » pour informer le public sur les opportunités de voyage disponibles localement.
Cependant, les défis ne se limitent pas à la sensibilisation. Les visiteurs de l’événement ont également exprimé leurs préoccupations, notamment en ce qui concerne l’état des routes. En effet, de nombreuses régions de Madagascar restent inaccessibles en raison de l’état délabré de l’infrastructure routière, ce qui limite les possibilités d’exploration pour les voyageurs nationaux et internationaux.

Outre les problèmes d’accessibilité, les prix exorbitants des vols régionaux et internationaux constituent un autre obstacle majeur au développement du tourisme à Madagascar. Les coûts élevés des billets d’avion dissuadent de nombreux voyageurs potentiels, tant locaux qu’étrangers, de visiter l’île, compromettant ainsi le potentiel touristique du pays.

