Décès de Jean Félicien Ratefy, une personnalité de moins dans le monde de la musique ainsi que du journalisme

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L’homme à plusieurs casquettes, musicien et journaliste Jean Ratefy est décédé mardi à l’âge de 73 ans. Il a succombé à un infarctus dans sa demeure à Ankadifotsy. Le pianiste n’a aucun secret pour l’univers de la musique, qui le reconnait grâce au poste de professeur de musique qu’il a occupé au Centre National de l’Enseignement de Musique de Madagascar (CNEM) et où il a donné des cours de clavier, son instrument de prédilection. Jean Ratefy a débuté en étant organiste à l’EKAR Antanimena en 1953. Il a effectué ses études à l’Ecole Provinciale de Musique d’Antananarivo, et est entré dans le monde professionnel en 1964. Ensuite, il a participé à des concours internationaux comme  le Panafaricain 95 en Afrique du Sud et le Pian’austral 98 à la réunion.

jean félicien ratefy

Il s’est ainsi fait un nom à l’international et a voyagé en Egypte avec ses enfants Julie et Tony pour animer des soirées dans de grands hôtels. Il a aussi formé des musiciens de renom et des passionnés dans sa demeure qui a été baptisé Cours de Musique Ratefy, une école créée en 1974. Parallèlement, le pianiste a fait un concours à la Radio Nationale Malgache (RNN)en 1964 et a été admis en tant que technicien.  Il s’est alors découvert une autre passion dans laquelle, il est peu de le dire, il a aussi prospéré. En 1985, Il devient producteur d’émissions radiodiffusées qui orbitent surtout autour de la musique, telles que Chante ma valiha ; Sehatra ; Telomiova. Il crée ensuite en 1991 le « Syndicat Autonome des Agents de Radio de Madagascar » (SAARM) et devient en 2003 le directeur de RNM après 39 ans de bons et loyaux services.

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Dernièrement, Jean Félicien a continué sa lutte pour l’égalité des cours de musique donnés aux étudiants du pays et ceux de l’étranger. «Les diplômes nationaux ne sont pas reconnus internationalement alors que beaucoup de jeunes étudiants malgaches prometteurs ne peuvent s’offrir des études à l’étranger » explique Ratefy. C’est la raison pour laquelle il a fait en sorte qu’un jury vienne à Madagascar pour effectuer et corriger des examens dans la Capitale. Plus tard, les étudiants peuvent effectuer l’examen sur place à Seychelles.

Ayant terminé ses mission ici-bas, il a emporté avec lui ses compétences et savoir-faire mais dont plus d’un s’en souviendra. Les obsèques de Jean Félicien Raety se tiendront demain à l’EKAR Antanimena à 12h30 avant son enterrement à Imerimandroso.

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