
Les consommateurs sont consternés par l’augmentation du prix du riz. Les chiffres demeurent instablement en hausse depuis le début de ce mois : le gobelet de makalioka se vend à 630 ariary, le vary gasy à 620 ariary, et 500 ariary quant au stock. Soit aux environ de 2.500 ariary le kilo, un prix qui a fini de tracasser les acheteurs, car selon les données de FAO (Food and Agriculture Organisation), et d’ailleurs à la connaissance de tous, Madagascar est le 2ème plus grand consommateur de cette denrée. Alors qu’il siège dans la 19ème position en termes de production. Les efforts fournis au niveau du système de la riziculture doivent donc être redoublés.
Ceci dit, la production est loin de répondre au besoin de la population, qui a d’ailleurs aussi augmenté, en cette période de soudure. Toujours est-il que la question se pose sur le fait que ce soit réellement une pénurie ou qu’il s’agisse plutôt de spéculation, car même si le prix du riz local et importé ne devraient pas être les mêmes, il y a une trop grande différence qui suppose un abus venant des importateurs.
Face au problème, la quantité de riz importés dépasse actuellement celle demandée par année, à savoir 360.000 t pour 250.000 t habituellement. Le volume d’importation peut donc aller de 30000t à 35000 t par mois, explique le ministère du Commerce et de la Consommation. Mise à part la solution de l’importation massive, la suppression des droits de douane au niveau des ports a aussi été adoptée pour faire appliquer le vrai prix du riz aux opérateurs, à qui des négociations ont été tenues afin d’éviter toute spéculation.

