
Entre crises d’intoxications et célébration des normes de consommation, la Grande Île cherche la recette d’une alimentation sûre.
L’affaire d’Ambohimalaza continue de secouer l’opinion publique malgache et met en lumière les failles de la chaîne de contrôle sanitaire. Quelle est la véritable cause de ce drame ? Les deux régimes successifs – celui d’Andry Rajoelina hier, et celui de la « Refondation » mené par Mickaël Randrianirina aujourd’hui – maintiennent chacun leur propre version officielle. Le premier privilégiait la thèse d’un empoisonnement criminel à partir de plantes hautement toxiques, à savoir le datura et la belladone. Le second conclut plutôt à un cas de botulisme, qu’il soit d’origine naturelle ou artificielle. Alors que le doute persiste chez les consommateurs, l’enquête menée par la nouvelle équipe gouvernementale suit son cours pour démêler le vrai du faux.

Face à l’urgence sanitaire, l’action s’impose
Les cas de toxi-infections alimentaires se multiplient de manière alarmante sur tout le territoire national. Le dernier exemple en date a frappé les esprits à Ambatomanoina Anjozorobe : lors d’un spectacle, pas moins de 500 spectateurs ont été hospitalisés en urgence après avoir consommé des sandwichs et des plats composés à la mayonnaise. Cette affaire est loin d’être un cas isolé. Face à cette recrudescence cumulée des intoxications, le constat des observateurs est unanime : l’action publique et privée est désormais une urgence absolue.
Le ministère du Commerce et de la Consommation annonce le renforcement immédiat des contrôles sanitaires sur l’ensemble de l’île. Par ce plan d’action d’urgence, l’État intensifie la saisie des denrées périmées et alerte sur les risques de toxi-infections. Les autorités rappellent que le manque d’hygiène favorise le développement bactérien, y compris dans les produits frais faits maison.
Des normes internationales pour Madagascar, selon le CNCA
C’est dans ce contexte de crise que Madagascar s’apprête à célébrer la Journée Internationale de la Sécurité Sanitaire des Aliments (JISSA) 2026. Cet événement coïncide avec le 20ᵉ anniversaire du Comité National du Codex Alimentarius (CNCA). Placé sous le parrainage de la Ministre du Commerce et de la Consommation, le CNCA promeut une vision globale : « Une Seule Santé ».
L’objectif est de garantir une alimentation plus sûre tout en assurant des pratiques commerciales loyales. Le thème de cette année, « Du fardeau aux solutions, un accès universel à des aliments sûrs », rappelle que la sécurité alimentaire est l’affaire de tous. Du producteur au consommateur, chaque maillon de la chaîne doit utiliser des données précises pour identifier les risques élevés et appliquer des mesures strictes.

Le Groupe HV comme partenaire officiel
Face au fardeau des maladies d’origine alimentaire, les acteurs économiques locaux commencent à se mobiliser. Le Groupe HV s’est ainsi positionné comme le partenaire officiel de cette initiative sanitaire. Comptant 14 usines de production locales labellisées Vita Malagasy (dont UNIBISC et UNIFOOD), le groupe réaffirme par cet engagement sa responsabilité citoyenne. Une des responsables du Groupe rappelle d’ailleurs que l’ensemble de leurs produits respectent les normes du Codex Alimentarius et bénéficient de la certification internationale HACCP, un gage de sécurité essentiel pour les consommateurs malgaches.

